L’inflammation de bas grade ou inflammation systémique

L’inflammation systémique passe le plus souvent inaperçue. Elle est considérée de bas grade car elle est silencieuse et sournoise. Il s’agit s’une réaction inflammatoire sans signes cliniques, à peine détectée par analyse sanguine. On relève des taux plus élevés de médiateurs inflammatoires circulants tels que la protéine C-réactive, l’interleukine-6 et le facteur de nécrose tumorale alpha.

Cette inflammation est de plus en plus reconnue comme un marqueur de risque de nombreuses maladies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, diabète, cancer, maladies neuro-dégénératives, obésité, dépression…

Gérer l’inflammation de bas grade est un élément incontournable pour notre santé.

Cet état inflammatoire prolongé est initié et soutenu par des facteurs maîtrisables et modulables (excès de sucres, de graisses, saturées, sédentarité, carence en nutriments, toxines, infections, dysbiose, dysfonction mitochondriale, pollution, tabagisme…).

Dans les maladies neuropsychiatriques, il existe une accumulation de preuves scientifiques qui démontrent que la dépression majeure est reliée à un état inflammatoire systémique associé à une augmentation de la CRP et de l’interleukine 6. Cela peut s’expliquer par le fait qu’une carence en sérotonine est provoquée en premier lieu par des états inflammatoires de bas grade. En effet, lors d’une inflammation systémique, les messagers de l’inflammation se propagent dans tous l’organisme, pénétrant les cellules cérébrales et perturbant la synthèse des neurotransmetteurs tels que la sérotonine ou la dopamine. Cette baisse des neurotransmetteurs peut expliquer :

  • des états de fatigue
  • des troubles de l’humeur
  • des troubles du sommeil
  • des dépressions
  • des troubles maniacodépressifs

Dans une méta-analyse de décembre 2016 passant en revue la littérature médicale sur l’inflammation et les troubles bipolaires, les auteurs ont clairement reconnu que l’élévation de la CRP s’accompagnait d’une aggravation des troybles bipolaires, surtout dans la phase maniaque suggérant ainsi qu’un processus neuro-inflammatoire de bas grade était responsable de ces troubles.

Les cytokines, produites lors de l’activation du système immunitaire, ont la capacité d’agir au niveau du système nerveux central et d’induire diverses altérations comportementales qui peuvent évoluer en véritables symptômes neuropsychiatriques. Les résultats de diverses études montrent que l’inflammation systémique à bas bruit est associée aux dimensions de fatigue (générale, mentale, réduction des activités et de la motivation) et aux altérations de performance dans les tests ciblant les fonctions exécutives. Dans l’ensemble, ces résultats supportent l’hypothèse de l’implication des macrophages et des lymphocites T du tissu adipeux dans l’état inflammatoire systémique associé à l’obésité. IL suggère en outre que l’inflammation systémique à bas bruit pourrait participer au développement de la fatigue et des altérations cognitives chez les patients souffrant de troubles métaboliques.

Le 6ème Prix Marcel Dassault 2017 pour la recherche sur les maladies mentales est attribué à un chercheur Joël Doré pour son projet intitulé MicrobiAutisme dédié au lien entre l’inflammation et les troubles digestifs chez les personnes avec troubles du spectre de l’autisme (TSA).

Outre l’implication de facteurs génétiques, les chercheur vise à identifier d’autres causes probables comme les facteurs environnementaux, des atteintes virales ou un disfonctionnement du système immunitaire, et notamment le lien avec le microbiote intestinal et les maladies mentales. Tous les chercheurs tentent aujourd’hui de comprendre les liens entre l’altération du microbiote (dysbiose) et certaines pathologies. Ce chercheur souhaite aussi approfondir cette piste puisqu’il précise que « le rôle du microbiote est évoqué dans de nombreuses maladies neuropsychiatriques : autisme, schizophrénie, anxiété, dépression ou troubles bipolaires ».

Les états inflammatoires de bas grade sont également impliqués dans de nombreuses situations médicales concernant entre autres la croissance des tumeurs, la réponse douloureuse au cours de l’arthrose, l’ostéoporose post-ménopausique… que je ne développerai pas dans cette article.

 

Traitement naturel :

Les acides gras OMEGA 3 : Les cellules inflammatoires sont caractérisées par un taux élevé de l’acide arachidonique (AA, UN AGPI n-6) et un taux bas d’AGPI n-3, en particulier l’EPA. Une production accrue d’eicosanoides, dérivées de l’AA est observée. Un apport plus élevé d’EPA et de DHA, des AGPI n-3 à chaine longue entraîne un rapport plus important en acides gras au niveau des phospholipides de la membrane des cellules inflammatoires au détriment de l’acide arachidonique.

Le curcuma liposomé, constitué des mêmes phospholipides que les membranes cellulaires, le liposome traverse facilement les membranes et se fond dans la barrière cellulaire. Le curcuma va combiner des actions antioxydantes et anti-inflammatoires, notamment il peut moduler la composition du microbiote intestinal.

La gemmothérapie  de cassis, puissant anti-inflammatoire.

L’extrait d’écorce de griffe de chat (Uncaria tomendosa), freine la dégénérence cellulaire qui se produit dans les maladies inflammatoires chroniques et fortement anti-inflammatoire.

Et la feuille et l’écorce de frêne, l’extrait d’écorce de saule.

Une réflexion au sujet de « L’inflammation de bas grade ou inflammation systémique »

  1. marie arvis

    cette analyse systèmique de l’état inflammatoire avec ses multiples conséquences est tout à fait intéressant et pertinent, cette problématique est une donnée nouvelle pleine de promesses………merci

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