L’inflammation de bas grade ou inflammation systémique

L’inflammation systémique passe le plus souvent inaperçue. Elle est considérée de bas grade car elle est silencieuse et sournoise. Il s’agit s’une réaction inflammatoire sans signes cliniques, à peine détectée par analyse sanguine. On relève des taux plus élevés de médiateurs inflammatoires circulants tels que la protéine C-réactive, l’interleukine-6 et le facteur de nécrose tumorale alpha.

Cette inflammation est de plus en plus reconnue comme un marqueur de risque de nombreuses maladies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, diabète, cancer, maladies neuro-dégénératives, obésité, dépression…

Gérer l’inflammation de bas grade est un élément incontournable pour notre santé.

Cet état inflammatoire prolongé est initié et soutenu par des facteurs maîtrisables et modulables (excès de sucres, de graisses, saturées, sédentarité, carence en nutriments, toxines, infections, dysbiose, dysfonction mitochondriale, pollution, tabagisme…).

Dans les maladies neuropsychiatriques, il existe une accumulation de preuves scientifiques qui démontrent que la dépression majeure est reliée à un état inflammatoire systémique associé à une augmentation de la CRP et de l’interleukine 6. Cela peut s’expliquer par le fait qu’une carence en sérotonine est provoquée en premier lieu par des états inflammatoires de bas grade. En effet, lors d’une inflammation systémique, les messagers de l’inflammation se propagent dans tous l’organisme, pénétrant les cellules cérébrales et perturbant la synthèse des neurotransmetteurs tels que la sérotonine ou la dopamine. Cette baisse des neurotransmetteurs peut expliquer :

  • des états de fatigue
  • des troubles de l’humeur
  • des troubles du sommeil
  • des dépressions
  • des troubles maniacodépressifs

Dans une méta-analyse de décembre 2016 passant en revue la littérature médicale sur l’inflammation et les troubles bipolaires, les auteurs ont clairement reconnu que l’élévation de la CRP s’accompagnait d’une aggravation des troybles bipolaires, surtout dans la phase maniaque suggérant ainsi qu’un processus neuro-inflammatoire de bas grade était responsable de ces troubles.

Les cytokines, produites lors de l’activation du système immunitaire, ont la capacité d’agir au niveau du système nerveux central et d’induire diverses altérations comportementales qui peuvent évoluer en véritables symptômes neuropsychiatriques. Les résultats de diverses études montrent que l’inflammation systémique à bas bruit est associée aux dimensions de fatigue (générale, mentale, réduction des activités et de la motivation) et aux altérations de performance dans les tests ciblant les fonctions exécutives. Dans l’ensemble, ces résultats supportent l’hypothèse de l’implication des macrophages et des lymphocites T du tissu adipeux dans l’état inflammatoire systémique associé à l’obésité. IL suggère en outre que l’inflammation systémique à bas bruit pourrait participer au développement de la fatigue et des altérations cognitives chez les patients souffrant de troubles métaboliques.

Le 6ème Prix Marcel Dassault 2017 pour la recherche sur les maladies mentales est attribué à un chercheur Joël Doré pour son projet intitulé MicrobiAutisme dédié au lien entre l’inflammation et les troubles digestifs chez les personnes avec troubles du spectre de l’autisme (TSA).

Outre l’implication de facteurs génétiques, les chercheur vise à identifier d’autres causes probables comme les facteurs environnementaux, des atteintes virales ou un disfonctionnement du système immunitaire, et notamment le lien avec le microbiote intestinal et les maladies mentales. Tous les chercheurs tentent aujourd’hui de comprendre les liens entre l’altération du microbiote (dysbiose) et certaines pathologies. Ce chercheur souhaite aussi approfondir cette piste puisqu’il précise que « le rôle du microbiote est évoqué dans de nombreuses maladies neuropsychiatriques : autisme, schizophrénie, anxiété, dépression ou troubles bipolaires ».

Les états inflammatoires de bas grade sont également impliqués dans de nombreuses situations médicales concernant entre autres la croissance des tumeurs, la réponse douloureuse au cours de l’arthrose, l’ostéoporose post-ménopausique… que je ne développerai pas dans cette article.

 

Traitement naturel :

Les acides gras OMEGA 3 : Les cellules inflammatoires sont caractérisées par un taux élevé de l’acide arachidonique (AA, UN AGPI n-6) et un taux bas d’AGPI n-3, en particulier l’EPA. Une production accrue d’eicosanoides, dérivées de l’AA est observée. Un apport plus élevé d’EPA et de DHA, des AGPI n-3 à chaine longue entraîne un rapport plus important en acides gras au niveau des phospholipides de la membrane des cellules inflammatoires au détriment de l’acide arachidonique.

Le curcuma liposomé, constitué des mêmes phospholipides que les membranes cellulaires, le liposome traverse facilement les membranes et se fond dans la barrière cellulaire. Le curcuma va combiner des actions antioxydantes et anti-inflammatoires, notamment il peut moduler la composition du microbiote intestinal.

La gemmothérapie  de cassis, puissant anti-inflammatoire.

L’extrait d’écorce de griffe de chat (Uncaria tomendosa), freine la dégénérence cellulaire qui se produit dans les maladies inflammatoires chroniques et fortement anti-inflammatoire.

Et la feuille et l’écorce de frêne, l’extrait d’écorce de saule.

Végéto-Chorégraphique

La végéta-chorégraphie est à la fois créative et thérapeutique. Il s’agit de se décharger de son émotion en la transformant en danse, et l’utiliser d’une manière créative. Danser peut être un bon moyen de ne pas rester bloqué dans cette énergie et de ne pas se laisser déborder par elle. Quand on est en colère, on peut ressentir une énergie qui s’apparente à celle du feu et vibrer très intensément. La proposition est de laisser danser cette énergie. La danse va aider à digérer cette émotion, à la faire circuler grâce au mouvement et à la transformer en énergie positive par le lâcher prise. Les émotions sont accueillies car elles deviennent au corps ce qu’est la météo à la nature (pluie, tempête, vent).

Elle est intégrée dans le programme de mes ateliers Danse-Théâtre.

Art Thérapie par le masque théâtral

Jouer est une thérapie en soi selon Wiinnicott, l’utilisation du masque va plus loin. Selon Laura Sheleen, psychothérapeute,  qui utilise le masque comme thérapie, danser et mimer avec un masque est pour l’être humain un moyen de transcender son identité quotidienne, d’exprimer et de projeter symboliquement ses fantasmes, ses aspirations irrationnelles, imaginaires. Par ces actes de représentation, l’être peut prendre distance avec le « ça » (Groddeck) envahissant, celui ci pouvant être re-présenté. Cette représentation symbolique va permettre de créer de la distance nécessaire pour le commencement du processus de différenciation entre les objets physiques externes et les objets psychiques internes. Ce processus peut graduellement transformer les notions existentielles confuses de l’être en les ordonnant et en les orientant vers une ouverture de la pensée réflexive et de l’esprit. Le masque, la danse, les représentations, l’art en général, deviennent des objets de transition et de transformation.

Selon Freud, la fonction générale de l’art était essentiellement un moyen de jouir de nos fantasmes sans culpabilité tout en restant impuni.  En perdant ses inhibitions, l’être masqué laisse émerger les principes de sa véritable identité (son essence) et pendant un temps il peut échapper à ce qu’il croit être (le moi) ou à ce qu’il doit être (édicté par le sur-moi). Curt Sachs dans son « Histoire mondiale de la danse » dit « le visage est le siège de l’esprit. Changer de visage c’est admettre un autre esprit. On appelle cet autre visage un masque. »

Bains de cristaux

Marcel Vogel, le célèbre chercheur scientifique a passé des années à étudier et affiner les cristaux de quartz pour découvrir comment la coupe précise d’angles en cristaux pourraient augmenter et amplifier l’énergie qui coule à travers eux.

En fin de compte, on a constaté que les cristaux coupés à la mesure extrêmement précise de 51 degrés, 51 minutes et 51 secondes créeraient un effet de spirale augmenté avec la transmission d’énergie d’un point à l’autre. Ces degrés également revendiqués comme les angles précis des côtés de la Grande Pyramide de Gizeh. La grande extrémité d’un cristal de Vogel est considérée comme l’extrémité femelle qui avec l’amplification d’énergie  fait remonter celle ci le long du cristal en augmentant en intensité lorsque l’énergie se développe en spirale contre chaque côté. L’énergie centrée et intensifiée sort de l’extrémité mâle comme dans un rayon laser.

Selon la recherche de Vogel, le nombre de côtés sur ces cristaux, précisément découpés détermine la fréquence et la vibration du cristal. Le nombre le plus élevé de côtés et de facettes créent une fréquence vibratoire plus élevée.

Bien que de nombreux cristaux coupés et polis sont dit être de style Vogel, ils ne devraient pas être confondus avec de véritables cristaux Vogel, qui sont très coûteux en raison de la main d’oeuvre et la précision de leur création. Les lits de cristaux authentiques de Joao de Deus incluent 7 cristaux de quartz Vogel extrêmement clairs et très polis, choisis et coupés chacun à une fréquence spécifique et bénis par les entités de la Casa de Dom Ignatio à Abadiania au Brésil.

Lorsque vous êtes couché sur l’un de ces lits de cristal, les cristaux sont alignés au dessus des 7 centres d’énergie ou chakras. Les 7 couleurs correspondant aux 7 chakras, rayonnent de la lumière et de l’énergie à travers les puissants cristaux à chaque chakras respectifs, pulsent et s’éteignent dans des rythmes spécifiques pour nettoyer, équilibrer et aligner vos énergies.

J’ai rapporté un lit de cristal du Brésil de la Casa de Dom Ignatio. Je propose des séances au cabinet.

Le psychopéristaltisme ou la capacité du corps à digérer les émotions

La capacité du corps à digérer les émotions est un des fondamentaux de la psychologie biodynamique. Ce mécanisme de régulation psychologique de l’organisme est relié au système digestif et au système nerveux qui l’entoure, ainsi que décrit plus haut. Gerda Boyesen : “Le corps a dans sa propre organisation, un mécanisme pour dissoudre et résoudre la matériel inconscient et le stress. Ce mécanisme est situé en profondeur, dans le système végétatif. Je l’ai appelé le psychopéristaltisme. Je le considère comme le principal régulateur de la décharge de l’énergie nerveuse, avec la possibilité de “digérer” les névroses et de gérer l’équilibre de l’énergie vitale de l’organisme. Le péristaltisme intestinal ne fait pas que décharger ce surplus, il stimule aussi une circulation énergétique correcte. Aussi, je vois également les organes intestinaux comme un mécanisme générateur qui, dans des conditions de relaxation et d’absence de conflit, permet le fonctionnement bioénergétique des cellules et des tissus”(Entre psyché et soma, Gerda Boyesen). Le psychopéristaltisme décrit un péristaltisme intestinal spécifique, qui n’est pas déclenché par la digestion des aliments, mais par des états d’être psychologiques particuliers. Le ventre émet des sons péristaltiques liés à la digestion des émotions. “Et à mesure que j’avançais, je comprenais que le péristaltisme intestinal était aussi en étroite relation avec l’état émotionnel et pouvait être traité thérapeutiquement de façon à influencer le contenu émotionnel réprimé” (“La théorie biodynamique des névroses” Gerda et Mona-Lisa Boyesen).

Les bruits du psychopéristaltisme sont, pour la psychologie biodynamique, les bruits provenant de l’évacuation des fluides captifs dans la paroi des instestins, diminuant ainsi la pression fluidique faisant pression sur les membranes. Lorsque le corps émet ces bruits, cela correspond à un effet global de digestion du stress. En effet, si l’énergie s’est retirée et qu’il ne reste plus que du fluide stagnant, cela provoque la contraction des protéines, des membranes et des fibres musculaires. Quand un état émotionnel refoulé est mûr (c’est à dire prêt à se décharger), du fluide fait son apparition dans une certaine zone du corps, en particulier dans les membranes, en rapport avec le contenu de l’émotion. (exemple : la frustration et l’agression orale : la zone de la bouche se gonfle de fluide, « enfle »). Gerda Boyesen a donné le nom de cuirasse tissulaire à ces résidus métaboliques. Le fluide finit par disparaître dans le processus du refoulement, mais la cuirasse tissulaire reste. Ainsi, lorsque l’énergie se remet en mouvement, le processus de refoulement est inversé, mais l’énergie est bloquée dans sa circulation par la cuirasse tissulaire. Le fluide fait son apparition sur les lieux des blocages, et l’accumulation d’énergie engendre l’accumulation du fluide. Le psychopéristaltisme intervient pour dissoudre les tensions résiduelles et empêcher une accumulation énergétique et la formation de stases, qui favoriseraient l’apparition de la névrose. Les fluides et les résidus métaboliques lies à nos états d’âme, à nos stress et émotions viennent faire pression sur la paroi intestinale avant d’être relâchés dans les intestins pour être éliminés de l’organisme. Le psychopéristaltisme permet donc le nettoyage des effets de la psyché sur le corps. Il joue un rôle crucial dans la régulation des émotions. La décharge végétative est la clé du soulagement.

Egalement, un très grand nombre de résidus différents sont dissous par le psychopéristaltisme : les tensions résiduelles dans les muscles, les résidus métaboliques de la circulation émotionnelle au niveau du sang, les résidus entre les membranes et les tensions résiduelles membranaires. Il permet la restauration physiologique de l’organisme : nettoie les toxines, déclenche l’autoguérison des tissus, la remise à niveau du tonus, la libération des fibres musculaires et des adhérences.

Gerda Boyesen découvre que le psychopéristaltisme se déclenche dans les moments de détente, de repos et de sécurité intérieure. Les soucis, l’alerte, la tension vont diminuer ou inhiber ce mécanisme de nettoyage et de réparation naturelle du corps. Si la vie quotidienne est stressante, la fonction du psychopéristaltisme peut être chroniquement inhibée ou bloquée.

L’état le plus favorable au déclenchement du psychopéristaltisme est la sensation de sécurité qui permet de lâcher le contrôle, et en plus de la simple relaxation, la sensation de pouvoir s’abandonner sans danger. Alors le corps peut s’occuper de se réparer et de retrouver son potentiel. Le thérapeute biodynamique cherche à créer cette ambiance. Si dans ces conditions, le psychopéristaltisme n’apparaît pas, cela veut dire que le système est bloqué. Le psychopéristaltisme est un signal d’un état psychologique de base, et une fonction de régulation et d’ouverture. Le thérapeute biodynamique va chercher les “clés”, c’est à dire les zones par la palpation du corps permettant d’obtenir un son dans le péristaltime intestinal, que l’on peut entendre à l’aide du sthétoscope posé contre le ventre.

Rééquilibrage par le jeûne

Des travaux menés par le psychiatre russe Yuri Nikolaev dans les années 1960 à 1980 avaient déjà montré que le jeûne améliorait l’état psychique de patients dépressifs, de certaines formes de schizophrénie ainsi que de ceux souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Le jeûne permettrait de mettre au repos le système gastro-intestinal (donc ces millions de cellules nerveuses) et de renouveler les bactéries et les cellules de l’intestin, ce qui expliquerait selon les chercheurs un effet sur l’état psychique. Des travaux plus récents sur l’humeur et la dépression avancent une autre hypothèse pour expliquer l’effet positif du jeûne sur les maladies psychiques : dès le début du jeûne, des mécanismes cellulaires de résistance au stress se mettraient en place. Le médecin allemand Andreas Michalsen a constaté lors de ces recherches une hausse de la libération de dopamine lors d’un processus de jeûne (effet euphorisant) et de la sérotonine, appelée souvent hormone du bonheur.

Voici ce que Nikolaev a testé avec succès à l’hôpital Korsakov de Moscou. Un patient schizophrène, prostré, refuse de se nourrir. Il laisse alors agir l’instinct du malade.

A partir du cinquième jour de jeûne, son négativisme a commencé à diminuer. Il a ouvert les yeux.

A partir du dixième jour de jeûne, il s’est mis à marcher mais continue à garder le silence.

A partir du quinzième jour de jeûne, le patient a bu un verre de jus de pomme laissé sur sa table de nuit. Et ensuite, il est allé se promener et est revenu à la vie sociale. Il se rétablit de sa maladie mentale.

Nikolaev renouvelle alors l’expérience en traitant des schizophrènes, des dépressifs, des patient atteints de phobies ou de syndromes obsessionnels, pour une durée moyenne de jeûne de 25 à 30 jours, parfois même 40 jours.

Il fait des examens : paramètres hormonaux, encephalogramme, etc. Malgré les résultats positifs (sur 800 patients, 70 % de réussite), la majorité du monde médical s’oppose à lui. Il continue quand même ses recherches pendant 20 ans sur 10 000 patients et obtient plus de 70% de réussite.

Le jeûne est toujours controversé à l’heure actuelle. Et l’industrie pharmaceutique n’y accorde aucun crédit en occident pour des raisons financières, bien sûr.

Heureusement, beaucoup continuent l’héritage de Nikolaev, surtout que le jeûne a été reconnu bénéfique aussi sur le cancer (avec des preuves concrètes, et guérit des maladies somatiques comme l’athme, la polyarthrite l’eczéma…).

Valery Gurevich, psychiatre à l’Institut psychiatrique de Moscou a travaillé au côté de Yuri Nikolaev : « Le jeûne a un effet sédatif au moment de la crise d’acidose (au troisième jour), puis stimulant pendant le première semaine de jeûne, et antidépresseur au moment de la réalimentation ».

Andreas Michalsen, chef de service de l’hôpital de la charité à Berlin « le jeûne provoque un état de stress qui relance le mécanisme d’autorégulation qui reste passif habituellement. On constate une augmentation de la sérotonine, de la dopamine, de la noradrénaline, du cortisol et l’organisme produit des nouveaux neurones adaptés. Il y a également un phénomène de neurophagie : les cellules « normales » ou « saines » se mettent en mode de protection, les cellules « non saines » ont perdu la mémoire de l’évolution et le mécanisme de protection, et le jeûne ralentit leur croissance. Elles sont petit à petit éliminées par l’organisme.

L’humeur est améliorée. Ils n’ont plus de conduite addictives pour se procurer du plaisir ou activer récompense/plaisir. Les jeûneurs se sentent « fort », « indépendant ». Et ensuite, les jeûneurs sont prêts à adopter une vie plus saine, l’ayant ressenti dans leurs corps. Et c’est donc propice à un maintien de l’état ». Le jeûne serait plus naturel que de manger en permanence. Valter D. Longo, chercheur, université de Californie « C’est difficile de se dire que l’on devient plus fort en jeûnant dans notre société ». C’est un nettoyage du corps instinctif chez beaucoup d’animaux. La capacité de jeûner est hérité de notre évolution. Elle est observé dans notre code génétique. L’organisme s’adapte, économise ses protéines, puise dans ses lipides en trop. Un homme d’1m70, pesant 70kg, a 15kg de réserve de graisses, de quoi jeûner pendant 40 jours. Celui-ci se reposant, il utilise son énergie à faire un grand nettoyage et à s’autoréguler.

En 2013, des études américaines en laboratoire ont montré que la restriction calorique entraîne des changements de bactéries intestinales, et les nouvelles sont des bonnes bactéries associée à une augmentation de la durée de vie. Un jeune de 24h une fois par saison permettrait un bon entretien de son microbiote.

Le canal alimentaire est un canal émotionnel

Gerda Boyesen, fondatrice de la psychologie biodynamique : « Au travers de ma recherche et de mon expérience clinique, c’est sans en avoir eu l’intention que j’ai mis en relation l’armure viscérale avec le canal alimentaire et que j’en suis venue à le considérer comme le conducteur (manager) des énergies instinctuelles et émotionnelles, et à le considérer comme le mécanisme de dissolution pour la régulation et la décharge des tensions nerveuses. Considérant que le canal alimentaire appartient aux couches embryologiques les plus primitives (endoderme), cela ne semblait pas trop farfelu que de considérer que les énergies et les impulsions primitives et instinctuelles sont transmises par ce canal. Ce canal est le principal conducteur et endroit de stockage des impulsions instinctives. Tout au long de ma pratique thérapeutique, je devins convaincue que le canal du « ça » était le canal intestinal. Je comparai mes hypothèses avec les théories de Freud et je saisis l’importance des fixations orales et anales qui se trouvent à chacune des extrémités du canal digestif » **

Si l’on retrace la forme structurelle des mammifères jusqu’aux animaux les plus primitifs, il y a une similitude frappante : la forme du canal alimentaire, lequel passe au long de la ligne médiane du corps, de la bouche à l’anus. Si nous pensons à un ver qui est uniquement développé comme un tube pour l’ingestion de nourriture, pour la digestion et l’élimination des déchets, alors le canal alimentaire apparaît comme le principal organe du processus interne de survie.

Dans ce canal alimentaire, qui est également le canal primitif de circulation de l’énergie instinctuelle, il y a quatre voies de décharge végétative. Elle peut prendre quatre expressions :

– les voies ascendantes de décharge : orale forte (cris, sanglots, pleurs, vomissements), orale douce (la parole, le bâillement, les rots, les soupirs profonds) ;

– les voies descendantes de décharge : anale forte (la diarrhée, les colites), anale douce (le psychopéristaltisme, les pets). ***

C’est exactement dans ce « canal du ça », avec les plexus nerveux, solaire, sacré et les organes émotionnels qui y sont reliés, que les conflits à l’intérieur du système autonome prennent place ou, d’un point de vue psychanalytique, le conflit entre le « ça » (en relation avec les pulsions) et le « Moi » (en relation avec les contrôles). Les intestins sont à la fois le siège de la partie la plus centrale de la personnalité, le lieu de digestion des émotions et des traumas, le canal d’une connaissance instantanée, et la source de l’énergie sexuelle, vitale et passionnée.

La découverte fondamentale de la psychologie biodynamique est la capacité du corps à digérer les émotions par ce canal – psychopéristaltisme – que je présente dans le paragraphe suivant. Gerda Boyesen, fondatrice de la psychologie biodynamique : « les patients qui avaient des réactions végétatives guérissaient très vite…la décharge végétative avait lieu, l’équilibre était retrouvé » et « si nous pouvons, par l’intermédiaire des muscles et des tendons, agir sur les viscères et les intestins, alors nous sommes capables de soigner aussi les névroses de la façon la plus directe » (Entre psyché et soma). Habituellement, les contractions intestinales sont reliées au processus digestif, mais on a montré que l’activité péristaltique a aussi une profonde influence sur les émotions et le système nerveux autonome. Pavlov a démontré comment un chien, dont le fonctionnement digestif est normal, contracte ses intestins lorsqu’un chat pénètre dans la pièce. Nous contractons aussi nos intestins lorsque nous sommes effrayés, lorsque nous sommes dans d’autres états émotionnels, et en hyperactivité. À l’opposé, lorsque nous nous relaxons, nous relaxons nos intestins et le travail digestif peut commencer (cette alternance répond au système sympathique et para-sympathique). Si nous sommes en bonne santé et sans conflit, nous déchargeons aussi le surplus d’énergie et de tension dans ce processus de relaxation. Très tôt après cette découverte du « psychopéristaltisme », Gerda Boyesen pris connaissance des recherches du Dr Stekleiev sur l’activité de la musculature lisse : deux types de stimuli provoquent des contractions intestinales, l’un étant les liquides digestifs, et l’autre la pression de l’eau dans les parois intestinales (pression de distension), fonction jusqu’à présent inconnue du monde médical. Cette pression de distension est à son sens reliée au fluide nerveux, et la contraction intestinale spontanée est reliée au processus concret de décharge du contenu nerveux. En d’autres mots, « cette fonction inconnue » du péristaltisme est le processus biodynamique de relaxation et de dissolution de l’armure viscérale par la détente et la décharge des manifestations conflictuelles dans le canal alimentaire. Connaissant le système antagoniste dans les viscères, elle put alors formuler l’hypothèse du processus de décharge et du traitement psychopéristaltique subséquent qui fut développé à partir de celle-ci. Lorsque le thérapeute biodynamique travaille sur ces points de pression fluidiques en massage, il travaille sur ce qui est le pus proche du Moi. La décharge végétative peut intervenir très intensément par le simple massage de ces points.

 

* La maladie coeliaque est un syndrome de malabsorption dû à une intolérance à une fraction du gluten : la gliadine. Elle se caractérise histologiquement par une atrophie totale de la muqueuse des villosités intestinales. Le régime sans gluten permet l’amélioration clinique et histologique.

**“La théorie biodynamique des névroses” Gerda et Mona-Lisa Boyesen.

*** “La psychologie biodynamique” François Lewin


					

La plante du mois : le fenugrec

Originaire du bassin méditerranéen, il est cultivé depuis longtemps en Afrique du nord, au Liban, en Chine et en Inde.

Il se mange en salade, ses graines s’utilisent comme épice. En Egypte et en Inde, il entre dans la fabrication du pain. Il s’utilise en cuisine comme le curry. Son goût amer rappelle celui du céleri et se mélange avec du lait de coco. Il peut être germé et mangé en salade. Pour les convalescents ou pour favoriser la lactation, il est recommandé en tisane ou en gélules, sous forme de poudre micronisée, afin de calmer l’intestin irritable et le reflux gastrique.

Il contient 23 grammes de protéines pour cent grammes. Mais aussi  des acides aminés (lysine, tryptophane, isoleucine), des mucilages, des fibres, du fer, de la vitamine C et du chrome.

Ses bienfaits : outre ses propriétés apéritives, digestives et tonifiantes, il combat les ballonnements. Anti-inflammatoires, il soulage les infections des voies respiratoires (par voie interne), les articulations douloureuses et les problèmes de peau (en cataplasme). Il favorise la montée de lait chez la jeune maman. Des études récentes soulignent qu’il pourrait contribuer à la régulation du taux de glucose sanguin en cas de diabète de type 2 (grâce à l’isoleucine, qui stimule la production d’insuline). Il contribue à abaisser le taux de cholestérol et triglycérides. Son action anti-inflammatoire pourrait avoir un effet positif sur toutes les maladies chroniques.

Grand ami des sportifs, des convalescents, des femmes allaitantes, c’est un très bon stimulant et fortifiant en général. Il stimule le système immunitaire.

La dépression majeure pourrait provenir de bactéries, de virus ou de parasites

Pour bien soigner une dépression, faut-il encore en établir la cause. Et celle ci reste souvent mal diagnostiquée. « Le problème est que la cause demeure inconnue. C’est ce « chainon manquant » que nous recherchons toujours », nous confie Guillaume Fond, psychiatre et chercheur au Centre expert de schizophrénie de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val de Marne). « Les scientifiques admettent en effet désormais qu’il n’y a pas une mais  » des  » dépressions, avec des causes distinctes, qu’on devrait traiter de manière différente », poursuit le psychiatre. Elle pourrait être le fait de facteurs génétiques, environnementales (affective, maladie, grossesse, mise à l’écart professionnelle), Mais aussi après des dernières recherches  :

Une inflammation cérébrale par des agents pathogènes extérieurs :

Turban Canli, professeur associé au département de psychologie de l’université Stony Brook (Etats-Unis), rend compte de cette théorie surprenante.  « Plusieurs études post mortem rapportent la présence de marqueurs de l’inflammation dans le cerveau des dépressifs majeurs, notamment dans la zone de régulation des émotions. Cette augmentation de molécules typiques de l’inflammation (cytokines) serait similaire à celle observée lors d’une infection par certains pathogènes, notamment Toxoplasma gondii, ce parasite agent de la toxoplasmose qui vit chez les félidés et infecte un tiers des humains. Une corrélation positive a pu être faite entre la prévalence de ce pathogène et les taux nationaux de suicide grâce à une étude menée dans vingt pays européens. Parmi les patients diagnostiqués en dépression majeure ou trouble bipolaire, ceux ayant un passé suicidaire présentaient un taux plus élevé d’antécédent de toxoplasmose ». Une piste très prometteuse selon Guillaume Fond.

Des bactéries intestinales et anomalies comportementales :

Les bactéries pourraient être autant responsables d’inflammation cérébrale entraînant une dépression majeure. Les études du lien entre le microbiote, les populations bactériennes qui résident dans notre intestin, et notre état mental commencent à livrer leurs résultats. Au point que des chercheurs posent désormais frontalement la question : et si ça venait du ventre ? « Les bactéries intestinales sont susceptibles d’envoyer des signaux au cerveau par différentes voies et ainsi de l’influencer. Si bien qu’on peut suspecter le microbienne d’être un facteur participant aux maladies psychiatriques », affirme Sylvie Rabot, chercheuse au laboratoire Micalis de l’Inra. Le microbiote – unique pour chacun d’entre nous – se compose en effet de 100 000 milliards de bactéries d’un millier d’espèces différentes. Or une étude japonaise a montré que, soumises à un stress, des souris sans microbiote (axéniques) sécrétaient trois fois plus d’hormones du stress (corticostéroïdes) que les souris normales. « Notre équipe a confirmé ses résultats par la suite en mettant en évidence que des rats axéniques étaient beaucoup plus anxieux que les rats normaux ». Preuve que le microbiote régulerait donc le fonctionnement de l’axe de réponse au stress.

L’équipe de l’Inra suit cette piste. « Nous entendons montrer que certains métabolites produits par les bactéries intestinales atteignent le cerveau, provoquant des anomalies comportementales, par exemple type anxieux ou dépressif ». Pour l’instant une seule étude, de l’université du Hedmark en Norvège, montre qu’il y aurait une corrélation entre microbiote et dépression chez l’humain. L’analyse d’échantillons fécaux de 55 personnes (37 dépressifs et 18 témoins) révèle en effet une différence de composition entre dépressifs et personnes saines. Pour aller plus loin, l’équipe de l’Inra, associée à celle du professeur Fossati, étudie plus précisément le rôle du microbiote intestinal dans la dépression. Avec en ligne de mire, de possibles traitements probiotiques (favorisant certaines bactéries) pour traiter les troubles psychiques.

Des antiviraux pour réduire les symptômes dépressifs :

Turhan Canli : »Le Borna virus (responsable de la maladie neurologique de Borna) a ainsi 3,25 fois plus de chance d’être retrouvé chez des patients déprimés que des sujets témoins. De même, une autre étude a montré qu’un traitement antiviral pouvait réduire des symptômes dépressifs. »